L’Equateur assume la présidence pro tempore de la Celac

Quito (Pichincha).- Rafael Correa a assumé la présidence pro tempore de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (Celac) avec l’engagement ferme de consolider ce bloc de nations comme un acteur majeur sur la scène internationale. 

Cet objectif sera atteint grâce à la mise en œuvre de cinq grands axes, qui seront soutenus par les 33 nations de la Celac, sous la direction de l’Équateur. Ces domaines de travail sont les suivants : réduire la pauvreté extrême et les inégalités ; l’éducation, la science, la technologie et l’innovation ; la protection de l’environnement et le changement climatique ; le financement du développement, et le développement de notre rôle en tant que bloc.

Dans le premier axe, le Président a rappelé qu’il y avait encore 68 millions de personnes en Amérique latine et dans les Caraïbes qui souffraient de la pauvreté. “L’éradication de la pauvreté est un impératif moral pour notre région et pour toute la planète.” Lors de son discours, Rafael Correa a expliqué que pour la première fois dans l’histoire du monde, la pauvreté n’était pas le résultat d’une pénurie de produits, mais de l’inégalité, qui résulte d’une “relation de pouvoir perverse, où quelques-uns ont tout et beaucoup n’ont rien”.

Compte tenu de cette réalité, il est nécessaire, a souligné le président équatorien, que la Celac s’engage à éradiquer l’extrême pauvreté dans les cinq prochaines années. Un objectif concret qu’assumeront les pays d’Amérique latine et des Caraïbes.

L’éducation, la science, la technologie et l’innovation seront essentiels pour le développement de la région. Le chef de l’Etat a souligné que nous devons “assurer l’accès à une éducation de qualité pour tous les enfants de notre région, afin qu’ils terminent au moins un cycle complet d’éducation de base de dix ans. L’accès général à une éducation de qualité à tous les niveaux “.

Alors que dans les domaines de la science, de la technologie et de l’innovation l’objectif est de réduire les lacunes dans les connaissances ; de doubler les investissements en recherche et développement au cours des cinq prochaines années ; d’augmenter les budgets pour l’enseignement supérieur au cours des cinq prochaines années, pour réduire les écarts de connaissances avec les puissances mondiales.

La Celac mettra également l’accent sur ​​la protection de la nature. L’intention est de privilégier les actions de solidarité avec les États caribéens de la région en matière de gestion des risques de catastrophe, pour prévenir les dangers du changement climatique. Correa a proposé d’augmenter de 5 pour cent le territoire terrestre et marin littoral sous le régime de la conservation ou de gestion de l’environnement dans les pays de la région, afin de parvenir à une réduction significative de la perte de biodiversité.

Pour le président Correa, il est urgent de créer notre propre architecture financière pour le développement de la région. Le chef de l’Etat a dit que nous devions apprendre à utiliser nos économies, qu’elles ne servent pas à financer les grandes puissances et ne sont pas utilisées pour la croissance des habitants de la Celac.

À cet égard, a-t-il dit, les alliances avec les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) sont importantes. En outre, le respect du Plan de coopération 2015 – 2019 entre la Celac et la Chine ; définir les priorités et les intérêts avec l’Union européenne, sur la base d’objectifs spécifiques qui doivent être analysés lors de ce Sommet.

Dans le domaine des infrastructures, il est proposé de lancer des programmes d’accès aux technologies de l’information, afin de réduire la fracture numérique dans nos sociétés. Renforcer la souveraineté digitale de la région à travers la construction et la décentralisation des infrastructures de communication, ainsi que la protection des infrastructures critiques des États de la région.

Le dernier axe, mais l’un des plus importants, est d’agir avec des positions communes et de réaliser des interventions à l’ONU conjointement. Cela cherche à renforcer la Celac dans le contexte international. Le président Correa a demandé de défendre en bloc l’ingérence extérieure dans les démocraties de la Celac, comme cela se passe au Venezuela. Egalement, de discuter les mesures prises par la Commission interaméricaine des droits de l’Homme, dont le siège est à Washington, aux États-Unis, pays qui n’a pas signé le pacte interaméricain des droits de l’Homme.

Il s’est également demandé à quoi a servi l’Organisation des États américains (OEA)?, alors qu’elle ne s’est pas prononcée sur des questions sensibles telles que la lutte de l’Argentine pour les îles Malouines, et sur d’autres questions fondamentales pour le continent.

Le président équatorien a demandé à la Celac de soutenir le processus de paix en Colombie, qui est essentiel pour la région. Il a applaudi la décision d’inclure Puerto Rico dans la liste des pays de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes.

Une autre proposition est la création de centres d’arbitrage de la région pour prévenir les abus des transnationales. “En agissant séparément, chers collègues, frères de la Grande Patrie, le capital nous imposera ses conditions. Ensemble, nous imposerons nos conditions”.

Enfin, le Président a dit qu’il était convaincu que la Celac était une grande opportunité pour que la voix de l’Amérique latine soit entendue avec force dans le monde. “Ensemble, nous sommes un cri qui retentira dans le monde entier (…) N’ayons pas peur du rôle que l’histoire nous a donné, ayons la foi”. CIT /

Source: El Ciudadano

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