Visite en Chine de la présidente argentine

2015-02-03 19:13:04 xinhua

La présidente argentine Cristina Fernandez, qui a annulé plusieurs voyages importants à l’étranger dont une réunion du G20 en Australie à cause d’une fracture de la cheville et d’autres soucis de santé, sera hors de son fauteuil roulant et se rendra en Chine mardi.

Ce voyage de trois jours, faisant suite à la visite du président chinois Xi Jinping en Argentine l’année dernière, a une importance historique alors que le partenariat stratégique global et bilatéral des deux pays se développe dans des domaines tels que la technologie spatiale, la défense, et l’énergie.

L’Argentine, traditionnellement parmi les premiers producteurs et exportateurs agricoles mondiaux, souhaite exporter plus de produits de haute technologie et de valeur ajoutée en Chine, son second partenaire commercial, et ce dans le but d’optimiser sa structure économique.

La Chine et l’Argentine ont joué un rôle plus important que jamais dans le développement économique de l’une et l’autre. La Chine aide l’Argentine dans les industries stratégiques telles que les chemins de fer, l’ingénierie hydraulique, et l’énergie nucléaire, alors que le pays latino-américain, comptant sur une technologie avancée dans les secteurs ayant trait à l’agriculture, aide la Chine à améliorer sa sécurité alimentaire.

Dans un effort d’étendre la portée de leur coopération mutuellement bénéfique, la Chine et l’Argentine vont signer une série d’accords de coopération dans les secteurs du commerce, de l’économie, de l’hygiène, de la culture, des médias et de la législation lors de la visite de la présidente Fernandez en Chine.

« De toute façon, que je sois en fauteuil ou non, que j’aie un plâtre ou non, la Chine nous attend. Et le programme est ce qu’il y a de plus important, » a déclaré Mme Fernandez sur son compte twitter. Le docteur a suggéré à la présidente de 61 ans d’utiliser le fauteuil roulant si elle devait parcourir de longs trajets.

Dans un contexte plus large, les échanges entre la Chine et l’Amérique latine se développent dans les deux sens, comme l’atteste le grand nombre d’événements et de documents signés depuis le début de l’année.

Le forum ministériel entre la Chine et la CELAC (Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes), tenu à Beijing les 8 et 9 janvier dernier, a permis de définir les secteurs clés et les mesures spécifiques à prendre pour la coopération globale des deux parties entre 2015 et 2019, et a marqué d’une pierre blanche l’importance de développer le commerce et les investissements, ainsi que de créer un modèle pour la coopération Sud-Sud.

Trois semaines plus tard, le 3e sommet de la CELAC, mettant en avant la coopération avec la Chine, s’est de nouveau engagé à faciliter les accords et les initiatives convenus lors du forum, et ce dès que possible.

Selon le programme, les deux parties vont faire tout leur possible pour arriver à un volume commercial de 500 milliards de dollars et d’au moins 250 milliards de dollars d’investissements d’ici une dizaine d’années.

La détermination de la présidente argentine à venir en Chine symbolise en quelque sorte la détermination de l’Amérique latine à développer des liens avec la Chine, alors que l’économie de la région a subi un coup dur avec une baisse des exportations dans les destinations d’export traditionnelles telles que l’Union européenne.

Sous la pression de l’économie mondiale, la région d’Amérique latine cherche à développer son commerce avec la Chine pour diversifier ses exportations et augmenter les investissements mutuels.

En terme d’investissement chinois en Amérique latine, bien que cela représente une somme remarquable, il y a encore beaucoup de potentiel à exploiter. Les investissements devraient être plus diversifiés pour couvrir des secteurs tels que l’industrie manufacturière, l’industrie de services, et la construction d’infrastructures, et cela demandera des efforts constants de toutes les parties.

source: http://french.china.com/news/china/3711/20150203/272607.html

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