Cuba/Etats-Unis: Conférence de presse de la sous-secrétaire d’Etat US suite à la seconde ronde de conversations

traduction Françoise Lopez

Paroles de la sous-secrétaire d’Etat Roberta Jacobson à la conférence de presse donnée à la fin de la seconde ronde de conversations sur le rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les Etats-Unis, auDépartement d’Etat, à Washington.

Bonsoir à tous, merci d’être venus.

Aujourd’hui, 27 février 2015, des fonctionnaires cubains et américains se sont réunis à Washington pour parler du rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays. La directrice Générale pour les Affaires Etasuniennes, Josefina Vidal, a conduit la délégation de Cuba.

Rétablir les relations diplomatiques est une des mesures nécessaires pour normaliser les relations entre les deux pays après plus de 50 ans discorde. Pour cela, aujourd’hui a été une journée productive et qui nous a beaucoup réconfortés. Le dialogue a toujours été respectueux bien que parfois avec beaucoup de défis. Dans ce dialogue, nous avons abordé les conditions posées des deux côtés et les désaccords que nous avons identifié à La Havane le mois dernier, pendant la première ronde de conversations.

Aujourd’hui, nous avons bien avancé bien que nous sachions qu’il y a encore des désaccords sérieux entre les deux gouvernements.

Je suis heureuse de dire que nous avons eu un échange constructif qui nous amène à des relations plus favorables. Cet esprit d’échange se reflètera aussi dans les événements de la semaine prochaine, où Cuba conduira 2 délégations pour parler de l’aviation civile et de la traite de personnes, entre autres choses.

Au mois de mars prochain, il y aura une autre réunion à La Havane où ira l’ambassadeur Daniel Sepulveda pour travailler avec le gouvernement de Cuba et élargir l’accès du peuple cubain à l’information. Ce même mois, une agence se rendra dans la capitale de l’île pour parler des changements de la réglementation aux Etats-Unis et fin mars, nous parlerons de la structure de notre dialogue sur les Droits de l’Homme.

Pour le moment, nous sommes engagés dans le rétablissement des relations diplomatiques qui nous permettrait de représenter les intérêts des Etats-Unis de la façon la plus efficace possible et d’interagir avec le peuple cubain. Aujourd’hui, un pas très important a été fait vers l’avenir et je continuerai à travailler avec la directrice Générale Josefina Vidal avec beaucoup de plaisir.

Questions de la presse:

ABC: Quel progrès peut-on obtenir en éliminant cuba de la liste des états qui patronnent le terrorisme? La directrice Générale Vidal a dit que ce n’était pas une condition préalable mais que c’est extrêmement important. Aussi, croyez-vous que les ambassades des deux pays pourraient ouvrir avant le Sommet des Amériques, le 10 avril?

Roberta Jacobson: Je crois que notre point de vue, et nous avons été clairs, c’est que les deux sujets sont distincts et séparés. Nous comprenons le fait que la délégation cubaine donne la priorité à ce fait. Pour nous, il est important de finir la révision qui est encore en cours et depuis le début, nous avons pensé que nous devions le faire aussi rapidement que possible. Le Secrétaire (d’Etat) a fait aujourd’hui certains commentaires que je réitère, que nous allons finir aussi rapidement que possible conformément à la loi, mais cela et le rétablissement des relations diplomatiques sont deux processus séparés et c’est ce que je veux réaffirmer.

Quant à la chronologie, il me semble que oui, on peut y arriver avant le Sommet des Amériques. Je crois qu’avec la sorte de coopération que nous avons vue aujourd’hui, je suis une des personnes qui conduisent cette conversation et de façon optimiste, engagée et en reconnaissant le travail qu’il reste encore à faire, j’aime l’idée d’ouvrir les ambassades avant et c’est très bien que ce soit avant le Sommet.

Reuters: Pouvons-nous progresser aujourd’hui, sur le sujet de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et de la liberté de mouvement des diplomates? Je connais l’importance de cela pour les Etats-Unis à cause des avantages de pouvoir se réunir avec les dissidents politiques à Cuba.

Roberta Jacobson: Une des choses que j’ai dites en entrant dans ces conversations était que peut-être elles pourraient décevoir un peu, parce que nous n’allons pas avoir de gros titres mais oui, nous avons dit que ce sont des sujets importants et oui, nous parlons de ce sujet, et oui, je crois que nous avons progressé. Il y a eu un très grand esprit de coopération. C’est important pour nous, que l’Ambassade à La Havane puisse travailler conformément à la convention et que nous soyons d’accord tous les deux. Alors, je crois que oui. Nous avons progressé, nous avons eu un esprit de coopération mais plus que cela, je crois que je l’abandonnerai en faveur du dialogue diplomatique.

Miami Herald: Le thème des droits de l’homme, ils en ont parlé dans les conversations d’aujourd’hui?

Roberta Jacobson: Tout ce que je peux dire, c’est que d’une certaine façon et dans le sens où nous, nous l’avons toujours dit, en terme de pouvoir entrevoir une ouverture la plus grande possible, c’est connaître tout le peuple cubain, ce qui fait partie de notre travail. Je ne sais pas si c’est directement en relation avec les droits de l’homme mais le sujet des personnes à Cuba avec lesquelles nous voulons parler revient. Mais je crois que pour progresser, c’est une des choses que j’ai le plus aimé: parler des droits de l’homme.

Evidemment, nous parlons du fait que ce sujet est l’un des plus difficiles mais un des plus importants. Peut-être à ce moment-là, y aurait-il quelques 6 dialogues programmés ou plus, cela me semble extrêmement important comme une mesure du dynamisme et du mouvement des relations. Nous avons parlé comme l’un d’eux depuis le début. Ils vont de l’aviation civile jusqu’aux technologies de l’informatique ou la protection de la vie marine. Pour nous, le dialogue sur les droits de l’homme est très important.

Wall Street Journal: Vous avez dit que peut-être, les ambassades pourraient ouvrir avant le Sommet des Amériques mais cela va demander une autre réunion à La Havane, par exemple?

Roberta Jacobson: Je crois que vous avez entendu ce qu’a dit la directrice Générale Vidal sur la communication permanente et cette phrase me plaît bien que « permanente » me semble impliquer que nous n’allons jamais dormir mais oui, nous avons décidé que nous allons continuer à avoir des conversations sur beaucoup de ces sujets, il nous reste encore beaucoup de choses à résoudre. Nous avons progressé aujourd’hui mais il y a des choses que nous devons discuter avec nos supérieurs, d’autres choses sur lesquelles nous sommes complètement d’accord. Alors, de quelle façon va se faire ce dialogue?

Ce n’est pas très clair, évidemment, nous avons des sections d’intérêt commun et nous n’avons pas besoin de nous réunir face à face mais je crois aussi que lors de ces dernières réunions, nous avons renforcé l’importance de cette diplomatie face à face et notre idée des relations diplomatiques se renforce, et qu’avoir de vraies ambassades est important pour une relation comme celle-là, dans laquelle il y a des différends et il faut soulever tant de choses. Alors la variable est la communication. Alors, je ne sais pas quelle forme aura cette communication mais elle continuera jusqu’à ce que nous trouvions un accord.

(Version de Cubadebate)

source en espagnol: http://www.cubadebate.cu/?p=538665

URL de cet article: http://cubasifranceprovence.over-blog.com/2015/03/cuba-etats-unis-roberta-jacobson-nous-avons-progresse.html

Publicités