La chef de la diplomatie de l’UE à Cuba pour renforcer les liens bilatéraux

2015-03-24 11:07:14 xinhua

La chef de la diplomatie de l’Union européenne Federica Mogherini est arrivée à Cuba lundi pour y effectuer une visite officielle de deux jours destinée à renforcer la coopération bilatérale.

Mme Mogherini, également vice-présidente de la Commission européenne, devrait y rencontrer le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez, l’archevêque de La Havane, le cardinal Jaime Lucas Ortega, et des représentants de la société civile, avait annoncé plus tôt un communiqué de presse publié par son bureau.

Il s’agira d’une première visite à Cuba pour la chef de la diplomatie de l’UE alors que les deux parties établissent un contact dans le but de normaliser leurs liens.

« Cuba traverse une période très intéressante et l’UE souhaite examiner comment nous pouvons promouvoir nos relations. L’UE a suivi de près les événements à Cuba et ses relations avec des membres clés de la communauté internationale, créant une nouvelle dynamique dans la région et sur l’île, et offrant des opportunités pour tous », a affirmé Mme Mogherini il y a une semaine en annonçant sa visite.

Le 6 mars, le bloc européen et Cuba ont terminé une troisième ronde de négociations destinées à atteindre un Accord bilatéral de dialogue politique et de coopération couvrant les dossiers des politiques et du commerce, et certains « progrès » y ont été réalisés.

« Les négociations se sont tenues dans l’esprit de respect mutuel qui a caractérisé ce processus depuis son introduction en avril 2014 », a indiqué le ministre cubain des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les deux parties ont accepté de se rencontrer cet été à Bruxelles pour poursuivre les négociations, mais aucune date n’a été fixée.

Les deux parties ont commencé les pourparlers pour normaliser leurs liens en avril dernier, dans le cadre du programme du leader cubain Raul Castro visant à moderniser l’économie et introduire des réformes économiques limitées.

Les liens entre Cuba et l’Union européenne ont diminué drastiquement lorsque le bloc de 28 membres a adopté la soi-disant « position commune » en 1996, qui rendait la politique européenne à l’égard de Cuba pratiquement identique à celle de Washington, limitant le commerce et la diplomatie en raison d’une absence prétendue de démocratie et de respect des droits humains dans la nation dirigée par des communistes.

Les Etats-Unis ont annoncé en décembre qu’ils souhaitaient eux aussi normaliser leurs liens avec Cuba, après un demi-siècle d’une politique « ratée » tentant d’isoler la nation insulaire.

« Quand un mur commence à tomber, c’est une bonne nouvelle pour l’Europe », a confié Mme Mogherini à la presse internationale il y a quelques jours, faisant allusion à la décision des Etats-Unis. « Nous ne sommes pas en compétition, mais nous pouvons accompagner, encourager et soutenir le processus en cours tout en maintenant et en développant, en parallèle, la présence européenne dans les domaines de l’économie, de la politique et de la coopération ».

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE devraient revoir leurs liens avec l’Amérique latine en avril, en mettant l’accent sur les négociations sur un accord bilatéral avec Cuba.

Malgré la position commune de l’UE à l’égard de Cuba, certains pays européens tels que l’Italie ont continué à faire du commerce avec Cuba, faisant du bloc le deuxième plus grand partenaire commercial de Cuba après le Venezuela avec 2,6 milliards d’euros en 2013, selon des chiffres officiels d’Eurostat, le bureau européen de la statistique.

source: http://french.cri.cn/621/2015/03/24/502s426751.htm

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