Uruguay: des ex-détenus de Guantanamo bien encombrants

Par RFI

Les autorités uruguayennes sont dans l’embarras depuis qu’elles ont accepté d’accueillir d’anciens détenus de Guantanamo. Les six hommes – quatre Syriens, un Tunisien et un Palestinien – sont arrivés en décembre dernier. Et depuis, leur installation en Uruguay est bien plus compliquée que prévu. Dernier épisode en date : depuis vendredi dernier, quatre d’entre eux campent devant l’ambassade des Etats-Unis à Montevideo.

De notre correspondante dans la région, Marine de La Moissonnière

Cinq mois après leur arrivée en Uruguay, aucun des anciens détenus de Guantanamo ne parle vraiment espagnol ni ne travaille alors qu’ils ont reçu des propositions. Le gouvernement a donc décidé d’accélérer un peu les choses. Et pour continuer à toucher les quelque 500 euros qu’ils reçoivent chaque mois, les ex-prisonniers doivent maintenant signer un accord valable un an. Un document dans lequel ils s’engagent à apprendre l’espagnol, à chercher un emploi et à prendre soin de leur santé.

« Ce n’est pas ce qui était prévu à l’origine. Le gouvernement devait nous prendre en charge pendant trois ans », répondent les quatre protestataires qui ont publié leurs revendications sur un blog. Ils se disent néanmoins reconnaissants envers l’Uruguay, conscients des moyens limités de ce petit pays.

C’est pourquoi ils demandent aux Etats-Unis de les aider financièrement. « Ils ne peuvent pas laisser le soin à d’autres de réparer leurs erreurs », écrivent encore les quatre hommes qui demandent du temps pour s’acclimater après 13 années passées en prison. L’Uruguay avait déjà indiqué avant cet incident qu’il n’accueillerait pas d’autres ex-prisonniers de Guantanamo.

Source: RFI

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