Le président vénézuélien rencontrera Ban Ki-moon pour discuter du conflit territorial avec le Guyana

Le président vénézuélien Nicolas Maduro rencontrera mardi le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon pour discuter du conflit territorial qui persiste depuis une centaine d’années entre le Venezuela et le Guyana, a annoncé lundi la ministre vénézuélienne des Affaires étrangères Delcy Rodriguez.

M. Maduro partira lundi soir à New York pour se rendre au siège des Nations Unies en vue de participer à une réunion extraordinaire avec M. Ban pour « défendre le Venezuela après les agressions récentes du nouveau gouvernement guyanien », a déclaré Mme Rodriguez.

« Le secrétaire général, qui défendra aussi les droits du Venezuela sur le territoire d’Essequibo, recevra des informations de première main de la part de notre président », a-t-elle indiqué sur Twitter.

La ministre a également indiqué que M. Maduro « garantirait la paix et les droits légitimes des Vénézuéliens » sur ce dossier, qui a entraîné des tensions politiques entre Caracas et Georgetown au cours des dernières semaines après qu’un gisement offshore a été découvert par la compagnie pétrolière transnationale des Etats-Unis Exxon Mobil.

Mme Rodriguez a rencontré M. Ban le 10 juillet pour lui donner une lettre de M. Maduro à ce sujet.

Le président vénézuélien a récemment estimé que l’impasse actuelle avec Georgetown résultait d’une campagne contre Caracas dirigée par Exxon Mobil et des groupes politiques à Washington.

La controverse sur les territoires situés à l’ouest du fleuve Essequibo au Guyana, qui représentent près des deux tiers du territoire de ce petit pays anglophone, a resurgi depuis la découverte du gisement.

Le conflit découle d’une décision juridique de 1899 qui a contraint le Venezuela à renoncer à l’Essequibo, un territoire de jungle sous-développé, mais riche en ressources. Caracas maintient que cette décision est devenue invalide après la signature d’un traité entre le Venezuela, le Guyana et son ancienne métropole coloniale, le Royaume-Uni, en 1966. F

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