La sénatrice colombienne Piedad Cordoba défend l’hospitalité du Venezuela envers ses compatriotes

Bogota, 19 sept (RHC/PL)-. Piedad Cordoba, leader des mouvements colombiens Marche Patriotique et Pouvoir Citoyen, a assuré que le Venezuela est hospitalier et aimable avec les Colombiens car ce pays accueille plus de cinq millions de ses compatriotes.

Elle a ainsi réagi aux accusations lancées par la droite colombienne contre le Venezuela pour de soi-disant violations des droits humains.

« Un pays (la Colombie), des milliers de personnes disparues et assassinées (…) parle au Venezuela des droits humains, allons donc » a écrit Piedad Cordoba sur son compte Twitter.

Piedad Cordoba a rappelé les effets des migrations et des déplacements forcés par la guerre en Colombie.

« Bref, un Etat avec six millions de personnes déplacées par la guerre parlant de crise humanitaire au Venezuela… la Colombie, oui, elle exporte la pauvreté et le paramilitarisme, si on ne veut pas le voir ici, c’est une autre chose » a signalé la leader du mouvement Marche Patriotique.

Ex-membre du congrès colombien, Piedad Cordoba s’est prononcée pour un dialogue pacifique entre les présidents de la Colombie et du Venezuela, Juan Manuel Santos et Nicolas Maduro afin de trouver une solution au différend bilatéral.

Le gouvernement vénézuélien a décidé de fermer ses frontières avec la Colombie à la suite d’une attaque contre trois soldats vénézuéliens par des groupes paramilitaires.

Le Venezuela a également décidé de s’attaquer à la contrebande d’essence et d’aliments ainsi qu’aux séquelles du paramilitarisme.

C’est dans le cadre de ces mesures que le Venezuela a refoulé en Colombie un millier de sans papiers.

Piedad Cordoba a souligné qu’indépendamment des événements survenus à la frontière, le Venezuela ne poursuit pas les Colombiens. Autrement pourquoi cinq millions d’entre eux vivent au Venezuela ? s’est-elle demandé.

Les présidents du Venezuela et de la Colombie doivent aborder lundi la question de la crise à la frontière commune au cours d’une réunion au sommet à Quito, la capitale équatorienne.

Edité par Reynaldo Henquen

Source: RHC

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