WikiLeaks: Washington a financé l’opposition en Bolivie

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24.02.2016

Selon des documents confidentiels dévoilés par WikiLeaks, les Etats-Unis apportaient un soutien financier aux groupes d’opposition en Bolivie.

Le journaliste norvégien Eirik Vold a étudié les documents de WikiLeaks concernant la situation en Bolivie entre 2006 et 2009. D’après lui, les papiers en question témoignent du fait que Washington a tenté d’exercer des pressions sur le président bolivien Evo Morales afin de l’empêcher de modifier la politique économique du pays.

« Morales avait l’intention de nationaliser les ressources pétrolières, et les Etats-Unis ont commencé à le menacer personnellement », a déclaré le journaliste dans une interview accordée à l’agence Sputnik.

« Ils ont suspendu le financement de la Bolivie via la Banque interaméricaine de développement (BID) et, selon les documents, menacé Morales de ne pas annuler la dette bolivienne devant la BID et la Banque mondiale », a indiqué M.Vold.

Selon lui, Evo Morales a ignoré ces menaces, après quoi la Maison Blanche s’est mise à financer les groupes séparatistes, en Bolivie.

« Le premier message qui évoque ce soutien date de 2007, lorsque Washington a débloqué quatre millions de dollars américains dans l’objectif de renforcer stratégiquement ces groupes », explique le journaliste.Dans le même temps, l’ambassade américaine en Bolivie a estimé qu’il est nécessaire de mettre au point une stratégie en cas de coup d’Etat militaire ou d’assassinat de M.Morales, car les Etats-Unis considéraient les opposants comme « cruels et antidémocratiques ».

« Ces messages diplomatiques révèlent que dès le début les Etats-Unis étaient mécontents de l’idée de nationaliser les ressources naturelles non seulement en Bolivie, mais dans l’ensemble de l’Amérique du Sud », conclut Eirik Vold.

« Un autre fait intéressant: le Venezuela était la cible principal des Etats-Unis. Il y a un câble diplomatique qui est intitulé +Pour regagner le leadership en Amérique du Sud, il faut lutter avec Hugo Chavez+ », raconte l’interlocuteur de l’agence.

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