Raul Castro appelle à une consultation et une concertation autour des postulats de la Déclaration de l’Amérique latine comme Zone de paix

Auteur: Redacción Nacional | internet@granma.cu

4 juin 2016 11:06:28

Depuis sa création, l’OEA a été, est et restera un instrument de domination capitaliste, et aucune réforme ne saurait changer sa nature. C’est pourquoi Cuba ne reviendra jamais au sein de l’OEA, a affirmé le général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, dans son allocution d’ouverture du 7e Sommet des États de la Caraïbe, au Palais de la Révolution de La Havane.

Nous avons des défis à relever. Nous ne pouvons pas rester indifférents face aux turbulences qui agitent l’Amérique latine dans le cadre de l’offensive lancée contre les gouvernements progressistes. « Ces actions constituent une menace à la paix et à la stabilité », a ajouté le président cubain.

« La situation exige une consultation et une concertation autour de la Déclaration de l’Amérique latine comme Zone de paix, adoptée au 2e Sommet de la Celac à La Havane » a-t-il souligné, avant de préciser qu’il faudra demander à d’autres de respecter ces principes dans leurs relations avec nos pays.

« Parmi les principes de cette Déclaration figurent l’engagement de s’abstenir de toute intervention dans les affaires intérieures des États, la promotion des relations d’amitié, des pratiques de tolérance, la coexistence pacifique et le respect du droit inaliénable de tout État de choisir son système politique et social. Ce sont des questions importantes pour la coexistence », a ajouté le président.

Plus loin, Raul a réaffirmé la solidarité de Cuba envers le peuple frère du Venezuela, le gouvernement légitime du président Nicolas Maduro et la Révolution bolivarienne amorcée par Hugo Chavez, face à l’offensive déstabilisatrice de ceux qui cherchent à balayer les conquêtes des millions de citoyens qui des années durant ont été victimes des inégalités.

Il a rappelé dans son discours que ces dernières années l’AEC a concentré ses principaux efforts sur l’impulsion de la coopération dans des domaines stratégiques, une bonne chose qu’il faut continuer. Et d’ajouter : « Un autre élément prioritaire est la souveraineté sur nos ressources naturelles, qui constituent une garantie pour l’avenir et une source de richesses pour les peuples ».

Nous défendons le principe selon lequel les modes de production et de consommation irrationnels doivent être modifiés, et à cet égard, nous insistons sur le fait que la volonté politique des pays industrialisés est nécessaire, a-t-il indiqué.

Il a rappelé que les phénomènes associés au changement climatique provoquent d’importants dommages humains et économiques. « La coopération en vue d’une diminution des risques de catastrophes doit occuper une place de choix dans le plan d’action pour l’avenir immédiat », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, il a réitéré la volonté de Cuba d’élargir et de renforcer la coopération touristique avec ses frères caribéens.

Le président cubain a souligné que la Déclaration de Pétion-Ville, en Haïti, avait reconnu que des progrès ont été réalisés, mais qu’il y avait aussi des défis à relever, dont les problèmes de connectivité maritime, ses coûts élevés et les difficultés économiques — dans une certaine mesure en raison des effets de la crise, qui entravent le commerce entre nos pays. « Il est urgent de trouver des solutions pour tous ces problèmes », a-t-il affirmé.

Source: Granma

Publicités