Venezuela : Une autre attaque d’Almagro contre Maduro

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Le secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains (OEA), Luis Almagro a proclamé la « fin de la démocratie » au Venezuela dans une nouvelle attaque contre le président bolivarien Nicolás Maduro.

Dans une lettre diffusée sur Twitter et destinée à l’opposant Leopoldo López dont la condamnation à 14 ans de prison a été ratifiée récemment, Almagro a déclaré qu’au Venezuela, « aujourd’hui, il n’y a aucune liberté fondamentale et aucun droit civil ou politique » et a qualifié le gouvernement de Maduro de « régime ».

« Un seuil a été dépassé, ce qui signifie que c’est la fin même de la démocratie. La communauté internationale est claire en demandant « pas plus de tyrannie dans le ciel ». Un ciel qui n’existe plus », a-t-il affirmé. Almagro a considéré la ratification de la condamnation de López, qu’il a qualifié « d’ami », par la Cour Suprême du Venezuela le 12 août dernier, comme la « limite » qui marque « la fin de l’Etat de Droit » dans le pays.

J’analyse sans arrêt ce sujet et je suis convaincu que les raisons juridiques, politiques, morales ou éthiques ne manquent pas pour ne pas se prononcer et condamner un gouvernement à ce niveau avec des caractéristiques de régime qui s’est discrédité lui-même », a déclaré le fonctionnaire uruguayen dans une lettre de 8 pages. Selon Almagro, le gouvernement de Maduro « a des prisonniers politiques et les torture, ignore la séparation des pouvoirs, souffre d’une profonde crise humanitaire et éthique et veut ignorer le droit constitutionnel des gens à révoquer leur président. »

Le secrétaire général de l’OEA a dit, de plus, qu’au Venezuela « prédomine » « l’intimidation politique » et a cité comme exemples les cas du prisonnier Antonio Ledezma, de l’ex criminel Daniel Ceballos, de María Corina Machado qui a été destituée ou du député qui a été agressé Julio Borges. « Nous qui avons supporté les dictatures, nous savons que chercher à éliminer l’opposition ou les voix dissidentes est le fidèle reflet de l’ignorance des tyrans », a affirmé Almagro.

Depuis qu’il est devenu secrétaire général de l’OEA en mai 2015, Almagro a eu comme principal cheval de bataille le gouvernement de Maduro et la crise au Venezuela pour faire continuellement des déclarations et des dénonciations sur la situation politique là. En mai de cette année, il a fait un pas de plus en activant la Charte Démocratique de l’OEA contre le Venezuela, un mécanisme sans précédent qui pourrait amener la suspension du pays de cet organisme.

Maduro, pour sa part, a accusé Almagro de vouloir une « intervention » étrangère au Venezuela. « Si l’impérialisme nord-américain, à travers le secrétaire général de l’OEA, réussit à intervenir au Venezuela, il nous reviendra de commencer une résistance historique qui nous amènera à une bataille jusqu’à la victoire finale de notre peuple », a-t-il averti récemment.

Publié le 24 Août 2016 par Bolivar Infos

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :

http://www.resumenlatinoamericano.org/2016/08/23/otro-round-de-almagro-vs-maduro/

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