Uruguay: Jihad Diyab, ex-prisonnier de Guantanamo toujours en grève de la faim

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Le Syrien Jihad Diyab, ancien prisonnier de Guantanamo, a été autorisé à poursuivre sa grève de la faim, sans être hospitalisé par un juge de Montevideo. Selon les médecins qui l’ont examiné, sa situation ne met pas sa vie en danger. Le Syrien demande à pouvoir rejoindre sa famille sa famille en Turquie. Un médiateur a été nommé, Christian Mirza pour trouver une issue dans ce dossier.

L’ancien détenu syrien de Guantanamo est en grève de la faim depuis la fin août pour obtenir de pouvoir quitter le pays. Jihad Diyab est même tombé brièvement dans le coma mercredi, avant de reprendre dès le lendemain son mouvement de protestation d’où la décision du gouvernement uruguayen de nommer un médiateur. « Son état de santé s’est énormément détérioré. Jihad Diyab était dans le coma avant-hier, et il a exigé, après son retour du Venezuela, de quitter l’Uruguay pour rejoindre sa famille en Turquie, expliquait hier Christian Mirza à la rédaction en langue espagnole de RFI. C’est en ce sens que le ministère des Affaires étrangères travaille intensément depuis des jours. Nous menons des discussions à plusieurs niveaux. Je ne peux pas vous citer les pays avec lesquels le gouvernement négocie. La seule chose que je peux vous dire, c’est que dans le cas de la Turquie il n’a pas été possible d’aboutir à un accord, même si sa famille habite là-bas. Il y a d’autres pays, proches dans la région, qui sont éventuellement d’accord pour le recevoir, mais jusqu’à aujourd’hui il n’y a rien de concret. »

Néanmoins, malgré sa grève de la faim qu’il observe depuis plus de 20 jours, M. Diyab « est parfaitement conscient et lucide, il n’a pas de difficulté pour échanger des informations », précisait jeudi encore Christian Mirza à l’AFP.  Le gouvernement uruguayen souhaite faire venir la famille de l’intéressé à Montevideo mais Jihad Diyab estime qu’il ne pourrait pas subvenir économiquement en Uruguay aux besoins de sa famille. Assigné à résidence, il avait quitté clandestinement le pays en juin, franchissant clandestinement la frontière avec le Brésil avant d’être localisé fin juillet au Venezuela. Il est alors arrêté puis renvoyé à son point de départ le 30 août.

Le Syrien (dont la mère serait Argentine) avait été libéré sans charge et transféré de Guantanamo vers l’Uruguay fin 2014 en même temps que cinq autres détenus, en vertu d’un accord entre les deux pays dans le cadre de la volonté du président américain Barack Obama de fermer cette prison.

Source:

http://www.rfi.fr/ameriques/20160917-uruguay-jihad-diyab-ex-prisonnier-guantanamo-greve-faim

 

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