Le Venezuela a respecté au pied de la lettre toutes les règles du MERCOSUR

9 décembre 2016 (site Misión Verdad)

 Le principal argument pour tenter de priver le Venezuela de ses droits au MERCOSUR est qu’il n’a pas adhéré complètement à l’ensemble de règles de l’organisation d’intégration régionale.

 Cette agression diplomatique d’un pays souverain comme le Venezuela manque totalement de base juridique et entre en contradiction avec le processus d’adhésion du reste des pays du MERCOSUR.

 Le Venezuela, à la différence des pays de la Triple Alliance qui font pression pour qu’il soit expulsé frauduleusement, a obtenu quelque chose qui eur manque : le respect effectif des règles et des protocoles de cet organisme régional.

 Le Venezuela a accompli l’exploit d’avoir dépassé les 95% de règles du bloc en seulement 4 ans. Il a incorporé 1 479 règles du MERCOSUR à sa législation intérieure. Il n’en reste que 84 à ajouter pour atteindre toutes les exigences d’une admission pleine.

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Sur le total des 1563 règles que doivent incorporer tous les Etats Membres, le Venezuela a déjà incorporé 1479 règles, ce qui équivaut à 95% des règles à intgrer, sur lesquelles 1148 sont déjà en vigueur.

Différences et double standard

 Mais le graphique précédant décrit beaucoup mieux la situation du Venezuela au MERCOSUR si on la compare au reste des pays membres, y compris ceux de la Triple Alliance.

 Si nous regardons l’indice d’efficacité par année, nous nous rendons compte qu’alors que le Venezuela a pu adhérer à 295 règles en 365 jours, les pays de la Triple Alliance ont seulement dépassé les 40 règles pendant la même période à la différence du Paraguay qui est en-dessous de cette moyenne.

 C’est à dire que les organisateurs de la suspension frauduleuse du Venezuela sont ceux qui montrent de l’inefficacité, de l’irresponsabilité et du retard dans l’adhésion aux règles de l’organisation. C’est une agression politique basée sur des arguments juridiques sans fondement.

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Indice d’efficacité: moyenne des règles incorporées par an

Une brève comparaison entre les pays montre une notable différence entre le Venezuela avec environ 300 règles intégrées par an et les 35 à 45 de l’Argentine, du Brésil, de l’Uruguay et du Paraguay. Le chancelier de fait du Brésil José Serra déclarait hier 8 décembre selon l’AFP: « Quand il y aura une adéquation des règles légales internes, des lois, des règlements qui mettra le Venezuela sur un pied d’égalité avec le reste des membres, il redeviendra un membre de plein droit. Jusque là, il est dans la situation dans laquelle il est. »

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Seul le Venezuela a signé un important protocole du MERCOSUR

Le Venezuela non seulement est le pays qui a adopté le plus rapidement et le plus efficacement les règles du MERCOSUR mais c’est aussi le seul pays qui a signé le Protocole de Montevideo sur l’engagement envers la démocratie au MERCOSUR (Protocole d’Ushuaia II). Le reste des pays de l’alliance ou l’ont rejeté, comme le Paraguay, ou ne l’ont ni ratifié ni rejeté, c’est à dire qu’adhérer à cet accord ne les intéresse pas.

 protocoloProtocole de Montevideo sur l’Engagement envers la Démocratie au MERCOSUR

PAYS

APPROBATION

RATIFIACATION

ENTREE EN VIGUEUR

Argentine

NON

NON

NON

Brésil

NON

NON

NON

Paraguay

NON

Rejeté par résolution 979 le 25/10/2012

NON

Uruguay

NON

NON

NON

Venezuela

OUI

OUI

1 an et 5 mois après sa ratification

Si nous analysons ces graphiques dans une optique nettement juridique, le Venezuela est le pays le plus apte à assumer la présidence du MERCOSUR, surtout pour faire fonction d’exemple et de référence à l’intérieur de cet organisme sur la manière d’adhérer aux règles rapidement et efficacement. Mais le problème est politique, pas juridique.

 Sur la base de ce même argument, il est incongru que les pays de la Triple Alliance cherchent, comme argument alternatif, à essayer de suspendre le Venezuela pour de soi-disant « violations de l’Etat de droit et de la démocratie » puisqu’aucun de ces pays n’a signé le protocole d’engagement envers la démocratie.

 En d’autres termes, les pays de la Triple Alliance pourraient commettre de graves violations des droits de l’homme et de la démocratie (comme c’est arrivé au Brésil et au Paraguay récemment) et ne pas avoir à se soumettre à un procès de révision ou à des sanctions parce qu’ils n’ont pas signé ce protocole. La Triple Alliance s’est guérie d’avance et a carte blanche pour transgresser son propre système politique sans que d’autres pays membres du MERCOSUR ne portent plainte.

 Ce qui démontre bien comment on tient compte du fait que ce protocole est considéré comme la suite de celui signé à Ushuaïa en 1998, précisément celui qu’on agite contre la République Bolivarienne chaque fois qu’on parle « d’absence de démocratie » dans le pays.

Conclusion

 Les pays de la Triple Alliance cherchent une mauvaise excuse pour essayer de retirer au Venezuela son droit de vote et l’exercice de sa présidence d’une manière tellement grossière qu’avec seulement quelques arguments juridiques de la chancelière Delcy Rodríguez en conférence de presse, ils ont été complètement discrédités.

 Ce double standard atteint le sommet de l’audace quand on accuse le Venezuela de ne pas respecter les règles de l’union. Justement parce que le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay n’ont pas intégré plus de 50 des 139 traités, protocoles et accords du MERCOSUR.

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PAYS

TRAITES ACCORDS ET PROTOCOLES

Nombre de traités, accords et protocoles NON INCORPORES

% de traités, accords et protocoles NON INCORPORES

Argentine

139

61

36,69%

Brésil

139

69

42,44%

Paraguay

139

53

38,12%

Uruguay

139

59

42,44%

Même le Protocole de Montevideo sur l’engagement envers la Démocratie au MERCOSUR n’a été ratifié que par le Venezuela.

 Ainsi, ils n’ont pas incorporé tous les accords, pas même celui qui approfondit le protocole grâce auquel ils accusent le Venezuela d’être une démocratie en crise. Tout ce que démontre le degré d’agression contre le Venezuela, c’est l’absence totale de scrupules.

 Par-dessus tout, il s’agit seulement de retirer son droit au Venezuela pour qu’il empêche qu’une grande partie de l’Amérique du Sud signe des accords de libre commerce et donne les ressources naturelles de la région.

 Comme l’a dit [le site] Mission Vérité, derrière le plan contre le Venezuela mis en place au MERCOSUR se cache une tentative désespérée pour engager celui-ci dans l’Alliance du Pacifique néolibérale et ainsi provoquer une ouverture du continent aux capitaux de l’Europe et des Etats-Unis sous le nom des TPP/TTIP/TISA moribonds.

 Et ce désespoir, la chancelière d’Argentine Susana Malcorra l’exprime dans des déclarations recueillies par l’AFP : « L’arrivée au gouvernement du président élu Donald Trump aux Etats-Unis va mettre un frein à l’accord entre les Etats-Unis et l’Europe. Cela donne une possibilité de faire bouger l’ordre du jour du MERCOSUR le plus rapidement possible. »

Le Venezuela continue d’être le principal obstacle au retour à la condition d’arrière cour [des Etats-Unis pour la région].

Source originale (en espagnol): Le site de Lisión Verdad > http://misionverdad.com/trama-global/venezuela-ha-cumplido-al-pie-de-la-letra-todas-las-normativas-de-mercosur

Source: Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos > URL de l’article original en français: http://bolivarinfos.over-blog.com/2016/12/venezuela-le-venezuela-a-respecte-au-pied-de-la-lettre-toutes-les-regles-du-mercosur.html

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