Le Mexique se tient prêt à renégocier les termes de ses relations avec les Etats-Unis

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Le président mexicain Enrique Peña Nieto et le président américain élu ont de nouveau affiché leur différend mercredi, avant d’entamer des négociations, notamment commerciales, qui s’annoncent compliquées.

 

A neuf jours de l’investiture du milliardaire républicain, le Mexique s’apprête à initier une relation nouvelle, complexe, avec son voisin du nord et principal partenaire commercial. « Il est évident que nous avons quelques divergences avec le prochain gouvernement des Etats-Unis, comme au sujet du mur que, bien entendu, le Mexique ne paiera pas », a insisté M. Peña Nieto, le président mexicain, devant les ambassadeurs mexicains réunis au palais national mercredi 11 janvier.

Quelques heures après la première conférence de presse du président américain élu, le président mexicain a ajouté que son gouvernement mènerait des négociations « ouvertes », où tout serait sur la table, qu’il s’agisse « de sécurité, d’immigration ou de commerce ». Mais il a prévenu qu’il n’accepterait rien qui aille contre son pays « et notre dignité en tant que Mexicains ».

 

Mur ou barrière

 

Le coût de la construction d’un mur frontalier –qui pourrait bien n’être au final qu’une barrière selon certains analystes- a été estimée à 25 milliards de dollars. M. Trump, qui entrera en fonction le 20 janvier, a assuré que les contribuables américains en financeraient la construction, mais que Mexico le rembourserait ensuite.

 

« Je pourrais attendre un an et demi, le temps d’achever les négociations avec le Mexique, que nous allons entamer juste après notre entrée en fonction, mais je ne veux pas attendre », a-t-il déclaré. « D’une manière ou d’une autre, et il y a plusieurs façons, le Mexique nous remboursera (…), que ce soit à travers une taxe ou un paiement, c’est moins probable que ce soit un paiement » a souligné M. Trump.

 

Si le magnat de l’immobilier n’a pas réitéré sa menace de ponctionner les envois d’argent des migrants mexicains installés aux Etats-Unis à leur famille au Mexique, M. Peña Nieto a néanmoins tenu à rappeler qu’il veillerait à protéger ce flux d’argent.

 

Taxe frontalière

 

La monnaie mexicaine a plongé de 0,9% après la conférence de presse du président américain élu, pour atteindre un nouveau plus bas historique à 22,20 pesos pour un dollar. M. Trump a également renouvelé son engagement d’imposer « une importante taxe frontalière » aux entreprises qui délocalisent, notamment au Mexique.

 

Le magnat de l’immobilier s’est félicité de l’annonce du constructeur automobile Fiat-Chrysler d’accroître ses investissements aux Etats-Unis, ainsi que de la décision de Ford d’annuler la construction d’une usine au Mexique pour un montant de 1,6 milliard de dollars.

 

Si le président Peña Nieto a indiqué que le Mexique était prêt à discuter du traité de libre-échange Aléna, il a souligné que son gouvernement s’opposerait à toute tentative d’influencer les investisseurs étrangers « par la peur ou les menaces ».

 
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