Brésil: La privatisation de l’aquifère Gauraní, notre plus importante réserve d’eau aux mains de Coca Cola ou de Nestlé

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INFODOL, 12 janvier 2017

Les négociations au Brésil pour la vente des sources de l’aquifère avec les principaux conglomérats de ce secteur parmi lesquels Nestlé et Coca-Cola font des pas de géant.

Michel Temer, cependant, dit qu’il « n’y a pas de concessions pour plus de 100 ans. »

La première conversation publique à ce sujet et sur d’autres qui doivent suivre une initiative privée s’est déroulée le 25, le jour où a été ouvert le processus de vote pour la destitution de Dilma Rousseff. Cette coïncidence est très mauvaise et le résultat de cette réunion aussi.

Il s’agit d’un processus de concessions qui doit amener d’autres concessions auparavant comme celle des aéroports de Porto Alegre (RS), Florianópolis (SC), Salvador (BA) et Fortaleza (CE) et de 2 terminaux de passagers des ports de Fortaleza et de Recife. De plus, ces projets sont en relation avec les projets qui peuvent être accordés ou privatisés sans moyen terme dans les conditions qui pouvaient exister l’année précédente comme les fournisseurs d’énergie de l’entreprise Eletrobrás et les sources d’eau douce.

L’importance des sources les plus importantes d’eau douce et de forêt du monde est telle pour l’humanité que leur gestion correcte a été l’objet d’analyses et de spéculations depuis des décennies. Le Projet de Protection de l’Environnement et de Développement Soutenable du Système Aquifère de Guaraní, connu comme le Projet Aquifère de Guaraní (SAG) de la ANA a été créé pour soutenir le Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay dans l’élaboration et la mise en place d’un cadre légal et technique de gestion et de conservation de la terre guarani pour les générations présentes et futures. Après la victoire des conservateurs en Argentine et les coups d’Etat de droite aussi bien au Paraguay qu’au Brésil, l’Uruguay reste seul pour voter contre la privatisation de l’aquifère.

Ce projet a été réalisé avec les ressources du fonds pour l’Environnement Mondial (FMAM), la Banque Mondiale étant une agence de mise en place et l’Organisation des Etats Américains (OEA) étant une agence d’exécution internationale. Fonds Mondial pour l’Environnement (GEF), cependant, garde des liens très étroits avec les grandes corporations.

Avec une zone de 1,2 millions de km2, les 2 tiers de ses réserves en territoire brésilien, dans le sous-sol des états de Goiás, Mato Grosso do Sul, Minas Gerais, São Paulo, Paraná, Santa Catarina et Río Grande do Sul, « l’importance stratégique de l’aquifère en tant que fournisseur des générations futures est l’objet de l’attention désespérée de groupes de différents secteurs dans le monde entier », affirme un document de l’Organisation des Droits de l’Homme « Terre de Droits ».

« Une société civile organisée doit être en alerte devant les éventuelles stratégies de privatisation des transnationales. »

En 2003, l’Organisation des Etats Américains (OEA) et la Banque Mondiale avec son Fonds Mondial pour l’Environnement (GEF) a mis en œuvre le Projet de Protection de l’Environnement et de Développement Soutenable qui a vu le développement d’études sur l’Aquifère de Guaraní dont le but est de mettre en place un modèle institutionnel, légal et technique commun aux pays du MERCOSUR. »

Cependant, dans chacun des pays, la société civile organisée doit commencer à lutter pour la protection de cette réserve.

Publié le 14 Janvier 2017 par Bolivar Infos

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :

http://www.resumenlatinoamericano.org/2017/01/12/brasil-argentina-paraguay-y-uruguay-privatizacion-del-acuifero-gaurani-nuestra-mayor-reserva-de-agua-sera-de-coca-cola-o-nestle/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/01/amerique-latine-la-privatisation-de-l-aquifere-gaurani-notre-plus-importante-reserve-d-eau-aux-mains-de-coca-cola-ou-de-nestle.html

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