Cuba: Plusieurs pays saluent l’abrogation de la politique des pieds secs pieds mouillés

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La Havane, 14 jan. (RHC).- Plusieurs pays de la région ont salué la décision du président Barack Obama d’éliminer la politique des pieds secs, pieds mouillés qui encourageait la migration irrégulière de Cubains aux États-Unis.

 

Le ministre équatorien des Affaires étrangères, Guillaume Long, écrivait sur son compte twitter : «Satisfaction pour la décision de mettre fin aux «pieds secs, pieds mouillés » quelque chose que l’Équateur et d’autres pays ont demandé.»

 

En effet, le 29 août dernier, l’ambassadeur équatorien aux États-Unis, Francisco Borja, avait remis au Département d’État une lettre signée par les chefs de la diplomatie de 9 pays latino-américains affectés par le flux irrégulier de Cubains vers le Nord. Dans leur lettre les ministres des Affaires étrangères de l’Équateur, de la Colombie, du Costa Rica, du Salvador, du Guatemala, du Mexique, du Panama, du Pérou et du Nicaragua demandaient à la Maison Blanche de réviser sa politique migratoire à l’égard de la plus grande des Antilles.

 

Le gouvernement du Costa Rica a également salué l’abrogation par le président Obama de cette politique qui favorisait les Cubains ayant réussi à mettre un pied sur le territoire étasunien indépendamment des moyens utilisés pour ce faire.

 

Une déclaration du ministère costaricien des Affaires étrangères signale que cette politique qui octroyait un traitement migratoire préférentiel aux Cubains encourageait un flux massif irrégulier de migrants cubains à travers l’Amérique Centrale et précise que cette politique a déclenché l’année dernière une véritable crise migratoire au Costa Rica.

 

La déclaration rappelle que le 13 avril 2016, le président du Costa Rica, Luis Guillermo Solís, avait demandé, dans une lettre adressée au président Obama, l’élimination de cette politique et la solution de ce phénomène migratoire.

 

Luis Guillermo Solis qualifiait alors cette politique d’obsolète car la Guerre Froide a terminé et les gouvernements de Cuba et des États-Unis consentent des efforts pour normaliser leurs relations.

 

La déclaration exprime le désir du gouvernement costaricien que ce genre de décisions encourage l’amélioration des relations bilatérales entre les États-Unis et Cuba et souhaite la bienvenue à la signature d’un nouvel accord migratoire qui cherche à garantir une migration régulière, sûre et ordonnée.

 

De son côté, le ministre des Affaires étrangères des Bahamas, Fred Mitchell, saluait la cessation de la politique des pieds secs, pieds mouillés ainsi que l’élimination du programme encourageant la désertion de médecins cubains prêtant leurs services à l’étranger.

 

Le chef de la diplomatie des Bahamas a précisé que les privilèges migratoires octroyés aux Cubains ont impulsé pendant des années l’augmentation de débarquements sur les côtes de son pays de migrants illégaux.

 

Il a souligné qu’en 2016, les autorités des Bahamas ont renvoyé dans notre pays 1 179 Cubains qui avaient échoué sur les côtes des Bahamas dans leur route vers les États-Unis afin de bénéficier de cette politique.

 

«Le gouvernement des Bahamas espère que l’accord passé restera en vigueur après l’arrivée à la Maison Blanche du président élu, Donald Trump» a déclaré Fred Mitchell cité par le journal Jamaica Observer.

 

 

Edité par Reynaldo Henquen
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