Mexique-Etats-Unis : Peña Nieto et le Congrès décident de défendre les migrants aux Etats-Unis

pexa_nieto_en_el_congreso_27-01-17_presidencia_de_mxxico_1718483347

Telesur, 28 janvier 2017

Peña Nieto a souligné devant le Congrès l’importance de privilégier l’unité nationale pour assurer une défense « efficace et réelle » des intérêts des Mexicains aux États-Unis.

Le Pouvoir Exécutif et e Pouvoir Législatif du Mexique ont décidé vendredi de former un front commun face aux politiques commerciales, migratoires et de sécurité du président des États-Unis, Donald Trump, a indiqué le président du Comité de Coordination Politique du Sénat, Fernando Herrera.

Le chef de l’État mexicain, Enrique Peña Nieto, a rencontré des représentants du Sénat et de la Chambre des Députés pour structurer une politique commune face à l’ordre de Trump de construire un mur sur la frontière qui sépare les 2 pays.

La première décision a été de « renforcer le réseau de consulats du Mexique aux États-Unis pour défendre nos compatriotes face à d’éventuelles déportations, » a indiqué Herrera.

Peña Nieto a ordonné de destiner 1.000 millions de pesos (45 millions de dollars), aux 50 consulats mexicains aux États-Unis pour défendre les migrants, a noté le porte-parole de cette rencontre qui s’est déroulée à la Résidence Présidentielle de Los Pinos.

Le Sénat s’est engagé à stimuler « la diplomatie parlementaire dans les forums, les organismes internationaux et les réunions interparlementaires avec des congressistes des États-Unis, » pour promouvoir les intérêts du Mexique.

« L’unité nationale doit nous amener à des choses positives, constructives et qui nous permettent de nous assurer que cette unité nationale, ce front commun, nous conduise à la défense efficace et réelle des intérêts des Mexicains » a déclaré Peña Nieto.

Le chancelier Luis Videgaray qui est rentré au Mexique après 2 jours de négociations avec de hauts fonctionnaires de la Maison Blanche participera à la session plénière du Sénat le 5 février, 100° anniversaire de la Constitution de 1917, « pour parler de l’état des relations entre les 2 pays. »

Le rapport de Videgaray sur la 1° réunion à la Maison Blanche, à laquelle il a assisté avec le secrétaire à l’Economie Ildefonso Guajardo, indique que « ça a été une réunion de rapprochement, sans propositions concrètes de la part des autorités des États-Unis et que les négociations commencent à peine. »

Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Publicités