Colombie : Le CICR publie un rapport sur la situation humanitaire du pays

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Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) a présenté son rapport annuel sur la situation humanitaire en Colombie en 2016, dans lequel il souligne une diminution claire de l’affectation de la population civile suite au conflit armé dans le pays après al signature des Accords de Paix entre le Gouvernement et les FARC-EP.

Le cessez-le-feu bilatéral entre les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie-Armée du Peuple (FARC-EP) et le Gouvernement du président Juan Manuel Santos a représenté une importante réussite qui a réduit les affrontements et les conséquences humanitaires du conflit armé.

Cependant, le CICR insiste que le fait que les avancées dans le domaine humanitaire, comme la recherche des personnes disparues, le déminage du territoire ou la sortie des mineurs des rangs des FARC-EP demandent à être plus rapides en ce qui concerne la réponse donnée aux victimes par le Gouvernement.

Malgré le début des négociations entre le Gouvernement et l’Armée de Libération Nationale (ELN), il est prématuré de parler d’après-guerre en Colombie étant donné que le conflit armé continue avec l’ELN, les Autodéfenses Gaïtanistes de Colombie (AGC) et l’Armée Populaire de Libération (EPL).

Le chef de la délégation du CICR en Colombie, Christoph Harnisch, a expliqué que « malgré la signature d’un accord de paix, nous devons reconnaître que la population civile continue à souffrir des conséquences humanitaires : le drame des familles et des disparus, la peur des restes d’explosifs et la violence armée dans les zones urbaines. »

« La signature de l’accord ne sera pas suffisante pour en finir avec la violence en Colombie. Construire un pays en paix demande des efforts de la part de tous et prendra des décennies. La société colombienne dans son ensemble doit montrer une meilleure volonté de répondre à ces défis humanitaires avec la force que mérite le drame des millions de victimes du conflit, » a souligné Harnisch.

Dans son rapport, le CICR lance aussi in appel à affronter de toute urgence la crise dans les prisons.

Pour sa part, le coordinateur du domaine de la Détention de la délégation du CICR en Colombie, Nazim Ayadat, a indiqué qu’« en 2016, les conditions de détention des personnes privées de liberté en Colombie ne se sont pas améliorées mais ont empiré, ce qui met en évidence l’absence de réponse de l’Etat colombien aux besoins des plus de 119 500 personnes incarcérées dans le pays. »

Selon le document, en 2016, plus de 152 000 personnes ont bénéficié du travail réalisé par le CICR aussi bien dans des zones inaccessibles du pays que dans la périphérie où vivent des victimes du conflit et de la violence armée. Beaucoup de ces activités ont été réalisées en coopération avec la Croix Rouge colombienne.

Publié le 10 Mars 2017 par Bolivar Infos

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